Couche de forme

La couche de forme est constituée de matériaux granulaires ou traités insensibles aux intempéries.

La couche de forme est accompagnée de différentes épaisseurs qui s’organisent respectivement comme suit :

    1. Couches de surface :
      1. Couche de roulement
      2.  Couche de liaison
    2. Couches d’assise :
      1. Couche de base
      2. Couche de fondation
    3. Couche de forme
    4. Sol de support (ou directement l’ancienne chaussée)

L’arase de terrassement, qui nous intéresse plus particulièrement ici, se situe entre la couche de forme et le sol support. Une plate-forme de support de chaussée s’intercale entre la couche de fondation et la couche de forme.

La couche de forme de terrassement

On distingue 3 types de terrassements : 

Les fouilles en rigole sont destinées à recevoir les fondations. Leur largeur n’excède pas 2 mètres et leur profondeur 1 mètre. Elles sont effectuées une fois l’implantation réalisée à l’emplacement des futurs murs. Les fouilles sont creusées sur une profondeur de 80 cm minimum dans le but d’éviter tout risque de gel.

Les excavations sont des fouilles avec une surface supérieure à 2 mètres de chaque côté et une hauteur inférieure à 50% de la largeur.

La fouille en tranchée à une profondeur supérieure à 1 mètre et sa largeur est inférieure à 2 mètres.

Dans certains cas, les remblais, la partie supérieure des terrassements, l’arase ou encore la couche de forme, nécessitent des caractéristiques géomécaniques particulières selon la compacité, la portance, l’épaisseur, etc…

C’est, par exemple, applicable lorsque les projets comportent les conditions suivantes :

  • plate-forme support de voiries et parkings pour des charges lourdes particulières.
  • plateforme support de dallage (bâtiments).
  • interception des remontées capillaires.
  • plate-forme de circulation des engins de chantier.

L’arase sert de support à la couche de forme. Elle représente la base de la construction et participe au dimensionnement de la plate-forme.

Les différentes classes d’arase doivent être définies en fonction de ses caractéristiques. Lorsque les caractéristiques de l’arase naturelle sont insuffisantes, plusieurs techniques existent afin de l’optimiser.

Par exemple, dans le cas où les matériaux sont trop humides, il est possible soit d’effectuer un traitement à la chaux vive, soit d’effectuer un traitement par aération. Cette dernière méthode consiste à réaliser une scarification pour abaisser la teneur en eau par évaporation. Cette méthode nécessite des conditions météorologiques favorables, des surfaces disponibles et demande plus de temps. 

Il est également possible d’effectuer une purge et de substituer des matériaux impropres par des matériaux plus adaptés tels que les granulaires ou traités. 

D’autres méthodes existent pour palier à différentes sortes d’altérations.  Le choix de la méthode repose sur le budget alloué pour le projet, le temps de réalisation disponible pour les travaux et la qualité des matériaux.

Le terrassement comprend plusieurs étapes :

La première correspond au décapage des terres. Cela implique l’extraction temporaire la terre végétale sur une profondeur correspondant au projet. 

Le déblai suit et désigne l’ensemble des terres dégagées lors des opérations de terrassement pour la création de canalisations, de fondations. Ces terres peuvent être soit réutilisées en remblais, ou être évacuées du chantier.

Enfin, vient l’étape du remblai : ce sont les terres prélevées et transportées afin de combler les cavités telles que les tranchées.

Pour conclure :

Le terrassement comprend plusieurs étapes et peut être sous différentes formes. Mais, il existe différentes possibilités afin de travailler et d’optimiser la qualité de l’arase de terrassement. 

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